Le vélo et les femmes

Dans le vélo, comme dans beaucoup de domaines, les femmes ne sont les mieux représentées. Lorsqu’on parle d’égalité hommes-femmes, on pense à investissement en politique, la participation dans les comités d’administration des plus grandes entreprises françaises, au salaire égal pour tous à diplôme équivalent, et bien d’autres sujets sont concernés par l’(in)égalité entre les 2 sexes.

Au XIXeme siècle, on entendait souvent : « le sport ce n’est pas fait pour les femmes ». C’est en 1860, que le vélo s’est adapté pour la pratique avec l’arrivée des pédales et du pneumatique.

Les femmes ont commencé à porter des pantalons, laissant les jupes et jupons au placard ! Les premières à jouir de cette liberté étaient les plus fortunées d’entre elles.

En 1896, Susan B. Anthony, la suffragette américaine déclarait même : « La bicyclette a fait plus pour l’émancipation de la femme que n’importe quelle autre chose au monde ».

La présence féminine dans la pratique du vélo reste encore ténue. En effet, selon l’étude Atout France, « l’économie du vélo », la fédération de cyclisme compte 100 000 adhérents dont seulement 10% pour la part féminine. Quant à la Fédération de Cyclotourisme (FFCT) marque un score légèrement meilleur : 120 000 adhérents, seules 20% sont des femmes.

Si on englobe les cyclistes et cyclotouristes licenciées ou non, la population pratiquante est évaluée à 2 000 000 de personnes dont 30% pour les femmes, c’est un peu mieux. Disons que les femmes restent encore absentes sur ce sujet en France. Mais les fédérations promouvant la pratique du vélo n’ont pas dit leur dernier mot. Tous les moyens sont bons pour les attirer dans leurs rangs :

  • la FFCT organise depuis 2012, une rencontre féminine dans une ville française. Elle s’intitule « Toutes à vélo » et le titre change en fonction de la ville. La première édition « Toutes à Paris » a rencontre un franc succès avec 5 000 participantes.
  • Quant à la FFC, elle a mis en place un plan de féminisation, intitulé « Elles à vélo » incluant des stages d’initiation uniquement réservé aux femmes pour encourager la pratique féminine urbaine et sportive.

Pour conclure, les femmes peuvent participer grandement à augmenter la population cycliste. Les associations misant sur la pratique du vélo quelque soit le mode (sportif, détente ou vélo en ville) l’ont bien compris et optent sur une campagne la plus large possible pour les inciter à intégrer le cercle des cyclistes.

Les communes, comme Paris avec son plan vélo 2015-2020 ou Strasbourg avec son projet Strasbourg, « Véloptimiste » mettent en place des politiques cyclables ambitieuses susceptibles d’attirer des citoyennes à vélo. Cela apporte de la sécurité, du confort et l’envie de pédaler. A priori, cela devrait être efficace, à Copenhague, par exemple, où les pistes cyclables et autres aménagements pour faciliter les déplacements en vélo sont nombreux, les femmes devanceraient les hommes en matière de pédalage.

 

 

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